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A propos de l'association les ChibanisLe projet est apparu suite à plusieurs rencontres dans le cadre du suivi social effectué par Zineb Doulfikar, assistante sociale auprès d'immigrés du 3ème âge. Dés 1993, nous avons mené une réflexion avec les personnes âgées elles-mêmes et avec les partenaires sociaux du centre ville. Différentes demandes ont émergé de la part des personnes suivies dont, entre autres, la création d'un espace de parole et d'écoute afin de rompre avec l'isolement et la solitude qu'elles vivent au quotidien. Ainsi, le besoin d'un espace convivial autour de plusieurs initiatives qui pourront être réalisées s'est-il avéré nécessaire pour répondre aux besoins de cette population qui, parce que silencieuse, fait partie des exclus. Dés lors, l'idée de créer une association loi 1901 dont l'objectif
Le vieillissement des travailleurs maghrébins isolés arrivés dans les années 60 est, dans le contexte migratoire, un phénomène nouveau. Rappelons que la migration contemporaine vers la France était initialement celle d'hommes venus seuls et motivés par la recherche d'un revenu décent et par une éventuelle réussite sociale au terme de laquelle, ils devaient retourner au pays. En tout cas, c'était comme cela que cette immigration a été perçue et par les maghrébins eux-mêmes et par la société d'accueil. L'immigration a été donnée constante dans l'histoire de la France. Ainsi, entre 1945 et 1974, c'est-à-dire les Trente Glorieuses, la politique était celle du recrutement massif de la main-d'œuvre provenant essentiellement du Maghreb et répondant à un besoin conjoncturel. Certains, convaincus de la courte durée qu'ils allaient passer en France, n'ont pas opté pour le regroupement familial et ont vu leur situation s'éterniser. En effet, on constate aujourd'hui que certains immigrés restent en France au-delà de l'âge de la retraite. Leur trajectoire s'inscrit dans l'histoire économique, sociale et politique de la France. Les courants migratoires Les maghrébins âgés forment une population encore mal connue, socialement invisible et politiquement muette. Si on exclut quelques enquêtes menées à partir des années 80, on peut saluer l'émergence des premières initiatives en direction de cette catégorie de population, notamment la création d'un groupe de recherche sur la vieillesse des étrangers (G.R.A.V.E). Abdelmalek Sayad, directeur de recherche au CNRS, a travaillé sur le vieillissement de cette population et consacré bon nombre d'articles et d'ouvrages à la trajectoire migratoire de ces hommes et leur devenir en tant qu'immigrés à la retraite. D'autres initiatives ont vu le jour depuis, notamment la création en 1989 d'un comité d'aide aux maghrébins âgés en France (CAMAF) par l'anthropologue Omar Samaoli. Depuis peu, on voit apparaître des enquêtes précises et des récits de vie sur leur parcours migratoire. Il en ressort que bon nombre d'entre eux restent en France au-delà de la retraite. Selon les prévisions de la SONACOTRA, 50% des résidents aux foyers auront plus de 56 ans en 2008; soit un résident sur deux. Cependant, on déplore l'inexistence de statistiques précises concernant les immigrés résidant hors foyers. Cela dit, on constate sur le terrain que les personnes logées en ville représentent une proportion importante de la population âgée immigrée. Selon les chiffres donnés par l'INSEE en 1996, prés de 800 000 immigrés vivent en France hors cadre familial. Les 3/4 habitent un logement individuel, les autres sont logés dans un cadre communautaire (foyers de travailleurs, cités universitaires, maisons de retraite, etc..).
>>Une migration individuelle: >>L'installation en France: Célibataires, ces travailleurs se regroupent avec leurs compatriotes, soit dans une petite chambre, soit dans des dortoirs appelés "garnis" ou "meublés" qui sont souvent tenus par l'un de leurs compatriotes. Ce lieu d'habitation devient alors un lieu repère et un lieu de stabilisation. Dés son arrivée, l'immigré se trouve confronté à une acculturation. Certains troubles psychologiques peuvent apparaître. Il doit s'adapter à une nouvelle culture. Le travail sera donc la première instance qui lui permettra de s'intégrer et de se socialiser. >>la place du travail dans la vie du migrant:
Vieillesse et vieillissement sont deux notions distinctes. Par vieillesse, on entend un état de la vie comprenant différents paliers. Par contre, le vieillissement est le processus inexorable de tout être vivant qui se passe différemment d'un individu à l'autre et, de ce fait, c'est un facteur d'amoindrissement des capacités d'adaptation et une transformation inévitable et obligatoire. >>Un vieillissement précoce: >>La santé:
Les raisons de cet isolement sont liées à une double perte: La perte de leur statut de travailleur; Et la perte des liens affectifs avec leurs familles et leur milieu d'origine. Autrefois, leurs relations sociales se tissaient dans leur lieu de travail. Aujourd'hui, n'exerçant plus aucune activité professionnelle, les liens se sont distendus. Leurs liens familiaux se limitent bien souvent à l'envoi d'une partie de leur modeste retraite à leurs familles. En vieillissant, nombreux sont ceux qui vivent un malaise psychoaffectif et qui ne savent plus où se situer. Leur vieillissement les a fait passer d'une vie active et remplie à une vie lente et ennuyeuse. La solitude, l'isolement, l'ennui, l'indifférence des autres et le poids de leur vieillissement les plongent dans un état de dépression et de tristesse constante. D'autre part, l'exiguïté de leur logement qu'ils partagent souvent à plusieurs, la promiscuité et l'absence d'intimité sont des détails de leur quotidien qui leur sont de plus en plus difficiles à supporter. Mais, à toutes ces difficultés du quotidien, il faut ajouter pour beaucoup d'entre eux le problème d'un célibat forcé, trop longtemps prolongé. L'isolement des immigrés âgés se manifeste également à travers leur faible insertion sociale et culturelle que soulignent certaines études. La faible insertion sociale est due au manque de familiarité avec les formalités administratives et à une maîtrise approximative de la langue française; ce qui crée des inégalités de fait, notamment en ce qui concerne les retraites, l'accès aux soins, l'ouverture ou le maintien des droits sociaux qu'ils ignorent. Quant à la faible insertion culturelle, elle se traduit par la quasi-absence des loisirs. Cela peut s'expliquer, entre autres, par la nécessité de réserver une grande part du budget à la famille.
On peut se demander ce qui rend la prolongation du séjour de ces personnes âgées préférable au retour au pays d'origine en dépit du fait de difficultés rencontrées dans leur vie. En fait, les raisons du non-retour sont multiples et complexes et sont liées à la trajectoire du travailleur immigré: l'habitude de vivre en France, la détérioration des liens familiaux après de longues années d'absence, l'échec du projet économique ou la crainte du retour dans un pays où ils se sentent parfois étrangers, le désir de pouvoir bénéficier de soins médicaux, etc. Face aux problèmes que crée une présence que le travail ne justifie pas, l'aller-retour semble être la solution provisoire choisie. Ainsi repoussent-ils la prise d'une décision définitive et maintiennent-ils, tant que leur santé le leur permet, l'illusion d'un retour concrétisé par de brefs voyages entre ici et là-bas. Ce phénomène des navettes consiste à interrompre le quotidien en effectuant des navettes régulières entre le pays d'accueil et le pays d'origine. Le choix de ce mode de vie répond souvent à des nécessités personnelles, administratives, financières et sanitaires. Ces navettes sont, pour certains, une façon de se réconcilier avec leur propre histoire, leur passé et leurs habitudes oubliées. Ces visites ponctuelles à la famille permettent de rythmer leur vie et de renouer certains liens parfois distendus. Ce mode de vie entre ici et là-bas est à prendre en compte car il constitue un frein à un accompagnement social régulier. Les absences répétées causent souvent des problèmes d'ordre administratif, de versement de prestation, etc. Ainsi, tous ces éléments, observés lors de nos différentes rencontres auprès de cette population, ont mis en évidence: - le manque d'un lieu de vie et d'écoute. Les immigrés retraités n'ont pas de lieu de rencontre. N'ayant rien à faire de la journée, ils traînent dans les rues de la ville, se retrouvent parfois dans les jardins publics ou s'attablent à la terrasse d'un café et y passent la demi-journée devant une consommation. Certains cafetiers ont fini par ne plus les admettre dans leur établissement une fois leur consommation terminée. >> Implantation géographique: >> Le local. La pièce principale est aménagée en cafétéria avec des chaises et des tables où les personnes ‚âgées peuvent consommer une boisson, Elle sert de lieu de rencontre et de passage. De même, nous l'avons équipée d'un matériel Tv-Vidéo. La pièce en mezzanine est aménagée en style oriental et sert à l'accueil des femmes qui ne veulent pas se mêler aux hommes. Enfin, une cuisine a été aménagée en sous-sol. Elle sert à préparer des repas ponctuels (une fois par trimestre et à l'occasion des grandes fêtes religieuses). >> Les animations. >>Les activités quotidiennes: >>Les activités mensuelles: >>Les activités trimestrielles:
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